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 Un témoignage sur la théorie de la RESILIENCE !

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Date d'inscription : 19/01/2007

MessageSujet: Un témoignage sur la théorie de la RESILIENCE !   Mer 7 Mar - 6:07

La résilience



Peut-être avez-vous entendu parler de Boris Cyrulnik et de la résilience. Il est l’inventeur de ce terme. Je n’ai pas ses mots ni ses connaissances mais j’ai compris que l’on peut dire qu’un malade mental est résilient quand il s’en est sorti.



Les troubles psychiques détériorent le cerveau. Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et il a étudié ces détériorations et a constaté qu’elles ne sont pas irréversibles. Le cerveau se répare. Boris Cyrulnik a choisi d’étudier les personnes qui se sont remises d’un traumatisme pour comprendre comment elles avaient fait.



Au cours de ses nombreux ouvrages, il a fournit beaucoup d’exemple de résilience. Selon lui, la résilience s’opère grâce à des « tuteurs ». Après un traumatisme, la personne est détruite mais si elle trouve près d’elle un sujet d’attachement, une personne qui lui porte secours, elle peut se reconstruire.



Les « tuteurs » sont par exemple, un professeur qui vous estime alors que tout le monde vous méprise, un homme ou une femme qui vous aime. Disons qu’est « tuteur de résilience » toute personne qui vous apporte par le regard du réconfort sur votre propre personne et vous entraîne à la suivre en reprenant la route.



Après un traumatisme ou de la maltraitance, la réalité est comme noircie. Les relations sociales sont endommagées. Le traumatisé est resté imprégné par la violence qu’il voit dans tous les rapports humains. Lorsque l’on ait agressif, on rencontre l’agression. Dans la société, les individus se renvoient ce qu’ils transmettent. On reçoit de l’amitié ou de l’amour quand on en donne. Il en va de même pour la peur ou la haine. Ainsi, le traumatisé se retrouve au cœur d’une spirale. L’harmonie relationnelle est brisée. Comme il voit la violence partout, il est agressif ou craintif et les personnes lui répondent ce qu’il transmet. Là est toute l’importance du « tuteur » qui va déchirer ce schéma en agissant à contrario. Regarder un SDF avec admiration, parler gentiment à quelqu’un qui s’énerve,…





J’ai moi aussi rencontré, durant mon existence, des « tuteurs de résilience ». La plupart du temps, il s’agissait de professeurs qui avaient de l’estime pour moi alors que j’en avais si peu pour moi-même. Mais, ils n’ont pas suffit à ma reconstruction. Plus tard, j’en ai rencontré de plus important. Mon ami en est un essentiel. Il m’a beaucoup portée et équilibrée. J’ai fait du chemin avec lui à mes côtés. Pour employer les termes de Boris Cyrulnik, je peux dire qu’il m’a « réchauffée ».



Boris Cyrulnik porte la résilience en bandoulière. Le simple fait d’évoquer ce principe constitue une étape sur la voie de la guérison. Le neuropsychiatre ouvre des perceptives heureuses comme on crée une fenêtre dans un mur aveugle. Il donne un espoir basé sur du concret face à une médecine et une société extrêmement pessimistes.



Mais, bien que les médias lui fassent une large place, malheureusement, je constate toujours ce que je me suis efforcée de dire ici et que je répète. Les familles nient les souffrances des enfants car leurs vérités et leurs raisons les accablent. Le corps médical corrobore les familles et stigmatise les malades. La police et la prison agissent de même. On les enferme avec des batteries de symptômes. On les condamne à ne pas évoluer. La société entière se charge de détruire toutes possibilités de résilience en accentuant profondément le mal-être des malades mentaux.



Ainsi, rien ne vient vraiment déstabiliser ce pilier fondamental de l’ordre social, la famille. Et après tout qu’importe que l’on sacrifie certains de ses membres si on continue de cacher l’horreur.



J’avais donc écrit à Boris Cyrulnik sur la stigmatisation des malades, c’est-à-dire leur enfermement dans une image négative et la difficulté de trouver des « tuteurs de résilience » dans cette situation.



Voici sa réponse, mon trésor de guerre :



publié par Elisa Jacques publié dans : ordreetlaraison
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Jeudi 22 Février 2007
Enfermée par le regard des autres - 2 - Le travail
Après mon internement, afin de préparer et d’assurer mon avenir professionnel, alors que j’avais totalement perdu confiance en moi, j’ai fait la demande d’une reconnaissance travailleur handicapé.



Cette reconnaissance donnée par la COTOREP est accordée à toute personne pouvant travailler et atteinte d’un handicap plus ou moins lourd. Dans cette population, on trouve aussi bien le coiffeur qui est allergique aux shampooings, le peintre en bâtiment qui a mal au dos que le paraplégique ou encore l’handicapé mental.



J’ai été reconnue travailleur handicapé, catégorie B (handicap léger, classes allant de A à C), en milieu ordinaire de travail (c’est-à-dire en entreprise classique), pour 5 ans.




http://www.lordreetlaraison.com

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